Pas de repos même après la mort à cause de son orientation sexuelle ):

Mbaye  Wade, le Sénégalais tué à Liège et compagnon du célèbre avocat Pascal Rodeyns avait émis avant sa mort la volonté d’être enterré dans son pays natal et précisément à Touba.

Selon des informations, ses parents sont déjà prêts à l’accueillir et à l’enterrer aux cimetières de Bakhiya, Touba une ville religieuse. Ce, après la cérémonie de levée du corps qui aura lieu ce samedi.

Cependant, leur souhait risque de se heurter à un mur. L’orientation sexuelle du défunt pourrait pousser «Moukhadimatoul Khidma », l’organe qui s’occupe des cimetières et des mosquées  de Touba, à refuser son enterrement dans la ville sainte.

Joint par téléphone, Matar Kane, le chargé de communication de « Moukhadimatoul Khidma » fait savoir qu’ « une chose est sûre, un homosexuel ne peut être enterré à Touba ou dans un quelconque autre cimetière musulman. Notre religion ne nous le permet pas ».

Il ajoute : « pour le moment, nous avons juste entendu des rumeurs et avons eu écho de cette histoire au même moment que les autres Sénégalais. Mais avons déjà pris toutes nos dispositions en ce sens. Aucun homosexuel avéré ne sera enterré à Touba ».

Aucune organisation ni institution sénégalaise de droits humains ne s’est levée pour defendre sa dignité et pourtant il fait parti de la diaspora sénégalaise qui injecte des milliards dans l’économie sénégalaise.

Autre point, en aucun moment dans le coran ou la sunnah, il n’est mentionné qu’une personne ne doit pas être enterrée dans des cimetières musulmanes à cause de son orientation sexuelle ou identité de genre.

Rappelons aussi que ce n’est pas une premiere au Sénégal. En mai 2009, des habitants de la ville de Thiès, dans l’ouest du Sénégal, ont exhumé le corps d’un homme présenté comme homosexuel, qu’ils ne voulaient pas voir enterré dans un cimetière musulman. Meme avec l’intervention de la Police, les parents (du défunt) ont alors remis le corps dans la tombe. Mais durant la nuit, un groupe (de personnes) a une nouvelle fois déterré le corps et l’a traîné jusque devant le domicile des parents. Le père a pris le corps pour l’enterrer ailleurs, dans un lieu qui n’a pas été précisé.

C’était le même cas durant l’été 2008 où la tombe d’un homme présenté comme homosexuel avait été profanée par des villageois qui refusaient qu’il soit enterré dans leur localité de Guinguinéo (centre).