«Covid 19, une punition divine sur les LGBTQ» EN AFRIQUE DE L’OUEST

Face à la crise sanitaire de la Covid19, des activistes LGBTQ pour plupart des personnes transgenres venant de différents pays de l’Afrique de l’Ouest ont décidé de partager leur situation en cette période de crise.

Ainsi, à travers une enquête menée par la fondatrice et directrice exécutive de TRANGENRES et DROITS, Côte d’Ivoire, Orneill LATIYAH met en évidence un aperçu des difficultés rencontrées par certains membres de la communauté LGBTIQ, notamment les personnes transgenres dans l’accès aux soins de santé et l’insertion sociale dans une société Ouest Africaine encore sujette aux discriminations / Stigmatisations liées à l’identité de genre et/ou à l’orientation sexuelle.

Au Togo, le défi reste l’Accès aux soins des personnes LGBTQ pendant la crise de la COVID-19

Selon SELOM, directeur Exécutif Club des 7jours au Togo et membre de Espoir Vie, la pandémie de la COVID 19 est perçue comme une maladie pour punir les personnes LGBTQ face à la colère de Dieu d’après leurs croyances et les plus vulnérables dans cette histoire restent les personnes Transgenres. L’accès aux soins est devenu un peu plus complique surtout pour le suivi hormonale ce qui accentue l’automédication plus qu’avant la pandémie de la COVID 19.
Il y’a eu une accentuation de l’auto stigmatisation aussi des personnes Transgenre elles-mêmes dans le but de ne pas heurter les autres en allant s’exposer pour les consultations pour le traitement hormonale.
Pour les autres de la communauté LGBTQ, les structures associatives qui accompagnent la communauté en offrant les soins de santé ont fait un recul en offrant juste le service minimum surtout pour ceux qui concerne le traitement ARV. Les autres consultations tels que les IST et autre ne font plus partie de leur priorités. Ce qui fait que les gens font aussi beaucoup l’automédication pour pouvoir traiter les IST surtout en cette période malgré les dangereux effets de l’automédication.

LGBTIQ & COVID-19 au BURKINA FASO

Suite à cette crise lié à la Covid 19, la communauté transgenre burkinabé se trouve face à un véritable soucie, lié pour la plupart des filles transgenres, professionnelles de sexe qui n’arrivent plus à subvenir à leurs besoins suite aux décisions de couvre-feu et d’interdiction de regroupement. Malgré cette pandémie et le risque au quel font face les transgenres, certaines sortes sortent la nuit pour gagner leur vie de se faire arrêter ou agresser par les forces de l’ordre.
Toutes les activités de regroupement ont été formellement interdites par le gouvernement burkinabé, un impact grave sur le bon fonctionnement et suivi des membres de la communauté LGBTQ face aux violences basées sur l’orientation sexuelle. Selon AISABELLE, activiste Trans à l’Association HARMONY Burkina, des cas de violations de droits basé sur le genre sont de plus en plus enregistrés mais aucun cas de Covid 19 n’a été signalé chez les LGBTQ.

Rejet FAMILIAL des jeunes transgenres en PÉRIODE de la COVID-19 au BENIN

En mars 2020, le Bénin a enregistré ses premiers cas d’infectés de la Covid 19. Depuis lors, «les communautés LGBTIQ font face à des violences verbales et physiques de la part de leurs parents et autres membres de leurs familles. Les personnes les plus exposées sont les jeunes transgenres âgés de 15-21 ans» explique Melody Maame Boateng. En fait les parents considérant que le coronavirus est une punition divine, rejettent leur désarroi sur leurs enfants en les violentant à coups de bâtons, d’insultes allant même jusqu’à les chasser du domicile familial sans aucun moyens de subsistance. Ainsi ces jeunes transgenres n’ont plus où se loger, se nourrir ou même se soigner en cas besoin. N’ayant aucun endroit où se réfugier, ces jeunes LGBTIQ dorment dans la rue et sont souvent victimes d’arrestations arbitraires par la police pour cause d’usurpation d’identité lors des patrouilles en période de couvre-feu, témoigne la directrice exécutive de Synergie Trans* Bénin
Par ailleurs, d’autres transgenres, face à l’exclu de la part de leur famille, s’adonne au travail de sexe afin de pouvoir subvenir à leur besoins. Malheureusement depuis l’apparition des cas de la Covid-19 sur le territoire béninois, l’Etat a instauré un couvre-feu et une fermeture des lieux de divertissement. Ceci a durement affecté les activités des personnes transgenres professionnelles du sexe, augmentant leur vulnérabilité et les exposants à des situations dégradantes.
Cette situation s’aggrave par la présence de leaders religieux et coutumiers qui prêchent contre la protection et la promotion des droits des personnes LGBTIQ et l’absence de lois protégeant contre l’homophobie et les violences basées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, une réalité toujours décriée au Bénin.

Les doutes des personnes transgenres pour l’accès aux soins face à la Covid-19 en COTE d’IVOIRE

Le Coronavirus est apparu en Côte d’Ivoire vers Mars 2020 avec son lot de précautions à prendre et mesures draconiennes mises en vigueur qui par la suite ont paralysés le quotidien de la population en général et des populations vulnérables en particulier. Les personnes Transgenres ne sont pas en marge de l’impact de ses mesures sur leurs vie quotidienne. Cette pandémie a indéniablement stoppé pour un long moment le travail sur terrains des associations et organisations locales vu l’interdiction de rassemblement massif proroger par l’Etat ivoirien ceci obligeant ces associations et organisations à trouver des alternatives pour effectuer leurs activités ou rester carrément en pause comme c’est le cas pour un bon nombre.

Signalons que juste qu’ici aucun cas de cas brutal de racolage avant après les heures de couvre-feu sur une tierce personne transgenre n’a été enregistré. Cependant les travailleuses de sexe sont durement éprouvées car ne pouvant exercer librement en tout quiétude pendant les heures de couvre-feu tout en respectant les mesures barrières contre la Covid 19.

Interrogée par Latiyah, une femme transgenre relate son parcours pour se procurer des hormones. Ainsi, elle avance qu’elle va à la pharmacie comme toujours en prenant ses précautions avec le respect des mesures imposées notamment porter un cache-nez par crainte d’etre réprimandée pour son identité de genre et blâmer pour propagation volontaire du virus. Hormis cela, elle témoigne que sans la pandémie l’accès aux soins de santé lui est restreint. « Comment pourrais-je m’identifier si jamais je suis porteuse du virus ? Aurais-je accès effectif aux services et soins efficace pour en sortir vivante ? » se questionne cette femme transgenre.

A l’instar des autres pays de l’Afrique de l’Ouest, certaines personnes se disant croyants se basent sur la religion et propagent des idées reçues telles que la Covid 19 serait une punition divine en citant les personnes LGBTIQ comme cible. « Le covid-19 choisirait-il ses victimes sur base de leur identité de genre ou orientation sexuelle ?? » s’interroge Orneill LATIYAH, auteure de ses interviews dans les 04 pays de l’Afrique de l’Ouest.

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